samedi 6 février 2016
Kandersteg 1
Commençons par quelques images de la Belle Epoque. Retour dans le passé pour ce dernier week-end de janvier.
mercredi 3 février 2016
Un jour pour se faire écraser les pieds
03.02.2016
Pour une fois, nous allons manger dans un de ces
restaurants bon marché dépendant d’une grande chaîne de magasins. Comme tout le
monde nous faisons la queue pour prendre un plateau et ensuite nous rendre au
buffet pour choisir salades, plats chauds et boissons. Au moment où nous
arrivons au niveau de plateau une vioque qui se croit tout permis essaie de
passer devant mais enfants pour attraper un plateau et repartir un buffet plus
loin. Pas de chance, je me coince entre elle et les plateaux avant qu’elle ait
eu le temps d’en prendre. La conne m’évite, me contourne et réussit à se
prendre un plateau. C’est alors que je la regarde droit dans les yeux et lui
dis qu’elle pourrait faire la queue comme tout le monde. Indifférente, elle se
retire et part vers un autre buffet. Première hypothèse : elle est
vraiment conne, n’a aucun respect pour la vie en communauté et se prend tous
les droits quand elle veut quelque chose. Deuxième hypothèse : elle ne m’a
pas comprise. Après tout j’habite dans la région suisse où ils parlent le
suisse allemand et vu la mauvaise réputation de la langue française par ici,
elle n’a pas compris un mot de ce que je lui ai craché à la figure. Si les
adultes se comportent comme ça, cela ne m’étonne pas que les jeunes prennent un
mauvais chemin et soient incapables de suivre les règles de vie en société… En
plus de ne pas comprendre qu’apprendre la deuxième langue nationale pourraient
aussi leur être un jour utile.
dimanche 31 janvier 2016
Un jour pour jouer à la conne
Vendredi après-midi, 15 heures. J’ai deux chiennes
dans le jardin. Ma belle-famille est en visite et a emmené sa chienne jusque
chez moi pour la faire sortir un peu. Elle est encore jeune, et du haut de ses
4 ans pleine d’énergie. Ma chienne, Noiraude, a douze ans et s’offusque de la
moindre visite de sa jeune compagne, Brunette. Bien-sûr cela ne lui convient
pas que je la laisse dehors avec la brune. Elle commence donc à aboyer pendant
que je prends un café en bonne compagnie. Nous n’y faisons plus vraiment
attention, habitués que nous sommes aux caprices canins. Au milieu de la
conversation, le téléphone sonne. Un numéro du village, je décroche. Ce pourrait
être un parent d’élève qui veut se plaindre ou me féliciter (ce que je crois
moins plausible). Une voix masculine demande, sans préambule : « Je
suis bien chez Mme Machin ? » Méfiante je deviens : « Oui ».
Ce n’est généralement pas bon signe de recevoir un coup de fil qui ne commence
pas par un « bonjour ! » sonnant et trébuchant… « Ça fait
une demi-heure que votre chien aboie dehors, vous ne pouvez pas le faire
rentrer ? »
Je sais que parfois il m’arrive d’avoir des mots durs
pour ma Noiraude, mais qu’une personne vienne la critiquer et cette dernière
risque de s’en prendre plein les dents. Je devine d’où vient l’appel. Nous
avons un nouvel immeuble juste à côté de chez nous depuis quelques années, un
immeuble qui se rapproche d’une maison de retraite, avec ascenseurs qui va
jusqu’au parking souterrain et une flopée de personnes âgées pensant trouver un
quartier tranquille. Mais en fait, elles se retrouvent entourées d’un terrain
de tennis, d’une salle de sport, d’un jardin d’enfants et de maison où la
population a rajeuni ces dernières années, c’est-à-dire où l’on a pu constater
une croissance des naissances, des poussettes et des cris joyeux ou tristes de
mômes pas toujours regardant sur la tranquillité des voisins. Nous faisons partis
de cette dernière catégorie au grand dam de nos chers voisins. Comptez en plus
la chienne qui se fout des horaires de sieste des vieux et voilà les ententes
de bon voisinage très compromises. Cela faisait quelque temps que j’attendais
une action de ce genre du voisin le plus haut placé (avec vue sur les jardins
alentours en plus du plaisir des nuisances sonores). L’été dernier j’ai déjà
entendu quelques commentaires désobligeants semblant venir de cette direction.
J’ai bien sûr fait semblant de ne pas comprendre.
Donc, réponse claire et nette de ma part : « Non,
je ce n’est pas possible en ce moment. Au revoir ! » : J’ai en
plus joué la vilaine en raccrochant sans attendre de réponse de mon cher
voisin.
Bien sûr, j’aurais pu lui être agréable et tout de
suite me plier à ses exigences. Mais là son « moi-adulte-critique » a
fait appel à mon « moi-enfant-rebelle » et le résultat a été que j’ai
laissé les chiennes dehors 5 minutes plus longtemps que prévu. Une fois
Brunette partie et Noiraude rentrée, et ce malgré une brise insistante, j’ai
laissé ma porte ouverte avec quelques morceaux de musique de mes années « rock
voire hard-rock » à donf !
Je ne suis pas fan de bon voisinage avec des personnes
qui ne prennent même pas la peine de venir se présenter quand elles emménagent
juste à côté. Autre tare : il siffle sur son balcon à des heures pas
possibles : oui, oui, il trouve la résonance en réverbération avec la salle
de sport tellement jolie qu’on a le droit à des sifflements intempestifs sans
mélodie aucune chaque fois qu’il mais le nez dehors sur son balcon surplombant
notre petit jardin où notre toutou donne de la voix. Alors pour une fois, j’ai
joué la conne et je me suis fait un ennemi de mon cher voisin…
Prochain épisode au retour de vacances quand nous
aurons le plaisir de faire aboyer notre Noiraude, une Noiraude explosant de
joie parce que nous ne l’aurons pas abandonnée chez sa gardienne. Attention vos
oreilles, cher voisin !
samedi 16 janvier 2016
vendredi 15 janvier 2016
Un jour pour s’auto-engueuler
15.01.2016
Ma chère Moi,
Il serait temps de penser à une reconversion. Quelle
idée aussi de se lancer dans des études à ton âge ! Je sais, tu n’aimes
pas renoncer. Jusqu’à présent tout ce que tu as entrepris, tu l’as mené jusqu’au
bout. Mais est-ce que tout ce stress en vaut vraiment la chandelle ?
N’as-tu pas remarqué que les petits jeunes sont plus
rapides que toi ? Pourquoi prends-tu autant de temps ? Tu donnes l’excuse
que le temps imparti pour les épreuves est trop court par rapport aux consignes
données. Tu sais bien que tu as besoin de plus de temps pour intégrer un
concept, pour organiser ton travail, pour comprendre quelque chose tout
simplement. Et surtout pour créer. C’est ta marque de fabrication et cette
marque n’est pas intégrable dans des études où il faut constamment remettre à
jour ses concepts et passer des épreuves au temps limité. Voilà pourquoi je te
prédis un échec cuisant pour ce semestre. Ne t’en prend qu’à toi. Les profs n’y
sont pour rien…
Prends des vacances ! Fais quelque chose pour ton
bien-être ! Paresse !
Les yeux de ma conscience. Pas contente du tout avec moi...
lundi 11 janvier 2016
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